tirage à 4 cartes, tirage réel

HURLEY-HORLER, tirage en 4 cartes

Bonjour, bonjour !

J’ai découvert, ce matin, dans ma boîte à lettres, LE jeu que je DEVAIS ABSOLUMENT acquérir, dans ma quête d’une approche psy du Tarot : le HURLEY-HORLER utilisé (et médiatisé ?) par la psy Denise Roussel dans le cadre de sa pratique. J’ai d’abord cru que le colis était vide, tant le jeu est petit (type mini Radiant, ou mini Everyday) et les cartes fines donc légères. Mais non, il était bien là !

Pas évident d’identifier toutes les cartes au premier coup d’oeil, la tradition RWSC est « respectée » pour la plupart d’entre elles, mais certaines proposent des interprétations inattendues, et c’était chouette à découvrir. Je trouve les illustrations superbes et ai décidément un faible pour le noir et blanc très esthétisé, comme au cinoche (Jarmush!) ou en BD (Bones !). Je sens que je vais l’user celui-là. (Pas trop quand même, car il n’était pas donné et les frais de port m’ont coûté un doigt. Plus que le Morgan Greer en route depuis les USA jusqu’à mon chez-moi, en mode escargot semble-t-il ! ) Pour le coup, j’aurais bien aimé un format plus grand, mais celui-là était plus conforme à mon budget…

Mon cobaye du week-end était avec moi, ma soeur, à laquelle je venais d’exposer le principe des majeures et mineures, largement illustré par les différents jeux que je possède et la lecture commentée des précédents articles, totalement hermétiques, dit-elle, à qui ne maîtrise pas déjà le sujet.
Alors verdict : les jeux les plus simples lui parlent définitivement le plus (même si la beauté du TAROT NOIR l’a largement séduite). Il y a davantage matière à projection que dans ceux du type ILLUMINATI selon sa sensibilité, (« gerbant, on dirait du Walt Disney », ok…) ce qui ne m’étonne guère. La concentration sur les valeurs symboliques portées par les saynètes ou archétypes lui paraît plus accessible et donc plus universelle dans les jeux plus schématiques. Logique.

On a testé « pour rire » un tirage rapide qu’elle m’autorise à publier ici, la brave petite soeurette que j’ai là. Le plus difficile a été de lui trouver un « problème » ! La bienheureuse !
;o)

Elle se questionne quand même beaucoup, en ce moment, sur la curieuse décision de son fils cadet, d’envisager une carrière scientifique aux antipodes de son profil nettement littéraire et a proposé d’interroger ce beau TAROT sur les motivations de son garçon. J’ai proposé de l’interroger plutôt sur son questionnement à elle, me demandant bien comment ces cartes même si belles pourraient lui apporter quelque réponse que ce soit sur ce qui se passe dans la tête de son lardon, qui va très bien, lui, à des kilomètres de là dans un parc d’attraction en train de voltiger dans je ne sais quel manège à rendre ses tripes, merci !
On s’est donc conjointement décidées pour un tirage en 4 cartes dans son sens à elle. Que voici.

En haut, elle-même et sa situation, le Diable inversé. Ce qu’elle y voit : elle se projette directement dans la figure du diable qui tire les ficelles de ses fils, elle y voit une femme, comme quoi la barbe n’est pas un obstacle à une identification féminine ! Je précise que la carte est inversée, ce qui implique qu’il y a une forme de libération par rapport à cette situation de dépendance. Quelque chose est en train de lui échapper précise-t-elle.

A gauche, ce qui la contrarie, là-dedans, La Roue de Fortune. Ce qu’elle y voit : le fait de ne plus être en haut, la maman adulée ! De perdre une forme de complicité qu’elle entretenait avec son cadet (l’aîné et le papa sont résolument artistico-scientifiques!). Je demande si elle n’espérait pas une forme de « continuité » entre son parcours et celui de son garçon, et si réaliser qu’elle n’a pas la main là-dessus ne lui déplairait pas un chouïa. La Roue tourne ! Et pas nécessairement au rythme et dans le sens qu’on voudrait, c’est comme ça ! – « Si. Un gros chouïa ».

A droite, la responsabilité qu’elle pense avoir dans la situation, la Reine des Bâtons. Elle s’y voit en figure d’autorité, qui impose sa volonté, sa vision. Je temporise en précisant que c’est une figure charismatique, qui en jette, très à l’aise dans sa partie, la littérature pour le coup, et qui peut en imposer en effet pas mal à un lardon qui se sent les mêmes penchants, mais ne se sent pas à la hauteur pour « rivaliser ». La carte est à l’endroit, on n’est pas dans l’abus du tout !

En bas, ce qu’elle a de mieux à faire en l’état, le 8 des Deniers. Ma soeur y voit un gamin qui fait son chemin et qu’elle doit laisser travailler dans son coin, mûrir le truc à son rythme. J’ajoute que c’est aussi son boulot à elle en tant qu’éducatrice : elle a semé tout un tas de graines, elle a fait son boulot, ce n’est pas fini ! Il ne faut pas lâcher le morceau. (J’avoue qu’on y avait toutes les deux vu le 7 des Deniers !)

Verdict : on a bien aimé toutes les deux ! Cool.